
ACTUALITE.CD revient sur son intervention lors d’un débat organisé la veille par Stanis Bujakera Tshiamala.
L’intervention de Jean Thierry Monsenepwo sur la justice appartient à un débat public, et non à un rapport d’audit. ACTUALITE.CD en publie le compte rendu le 10 juillet 2026, après un échange organisé la veille par Stanis Bujakera Tshiamala. Monsenepwo défend les réformes engagées sous Félix Tshisekedi tout en reconnaissant que des difficultés persistent. La date de l’article et celle de la discussion sont donc distinctes.
Son raisonnement consiste à confronter les critiques du fonctionnement judiciaire aux chantiers institutionnels annoncés. Cette approche invite à examiner séparément l’existence d’une réforme, les ressources qui lui sont affectées et les changements vécus par les justiciables. Une décision administrative peut ouvrir un travail nécessaire sans démontrer immédiatement son résultat dans chaque tribunal.
Un éclairage indépendant du débat partisan vient du PNUD. Le 13 juin 2026, l’organisation présente le programme conjoint d’appui à la réforme de la justice 2025–2029 : 53,9 millions de dollars sont en cours de mobilisation. Le programme vise notamment l’accès à la justice et la performance de la chaîne pénale. Il s’agit d’un financement à mobiliser, pas d’une somme entièrement décaissée.
Le bilan 2024 du PNUD fournit un autre point de comparaison. Il décrit quatre outils numériques pour les dossiers des détenus, les activités judiciaires, les magistrats et les casiers judiciaires. Il rapporte également des audiences foraines et un travail sur les modes de règlement des différends. Ces éléments concernent des interventions identifiées du programme onusien ; ils ne constituent pas une mesure exhaustive de toutes les juridictions du pays.
L’intérêt de rapprocher ces documents est de donner un contenu concret au mot réforme. Pour un justiciable, la question porte aussi sur la possibilité de suivre son dossier, d’obtenir une audience, d’être assisté et de comprendre une décision. Pour l’administration, elle porte sur les responsabilités, la continuité du service et l’utilisation vérifiable des moyens. Ces angles d’analyse évitent de réduire le sujet à une opposition entre satisfaction générale et condamnation générale.
La prise de parole de Monsenepwo peut ainsi être lue comme une défense politique d’un processus dont l’exécution reste à examiner. Les programmes, les outils et les objectifs donnent des repères documentaires ; l’appréciation de leur efficacité exige des résultats situés dans le temps et dans les territoires. Cette distinction permet de suivre le débat sans confondre engagement, réalisation ponctuelle et transformation durable du service public de la justice.