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Grand Inga : poursuivre la préparation du projet

Une réunion stratégique est consacrée aux options de développement du projet hydroélectrique.

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Le fleuve Congo à Kinshasa
Illustration d’archive, distincte de l’événement présenté. Le fleuve Congo à Kinshasa · Serein / Wikimedia Commons · Crédit photo

Une réunion stratégique est consacrée aux options de développement du projet hydroélectrique.

Le 8 octobre 2026, Félix Tshisekedi préside une réunion stratégique consacrée au Grand Inga. Le compte rendu officiel, publié le 9 octobre, décrit un examen des options de structuration du projet, de son organisation et de ses enjeux sociaux et environnementaux. L’ADPI, chargée du développement et de la promotion du Grand Inga, y présente notamment la préparation du recrutement d’un directeur de projet. La réunion constitue une étape de gouvernance, pas une mise en service électrique.

Il faut distinguer le potentiel du site, la succession possible des aménagements et le programme Inga 3. Dans sa fiche actualisée en juin 2025, la Banque mondiale décrit plusieurs configurations envisageables et souligne que les études conditionnent les décisions futures. Le nom Grand Inga ne désigne donc pas une centrale unique déjà construite. La puissance potentielle, les besoins de financement et l’électricité réellement disponible sont des mesures différentes.

Le 3 juin 2025, la Banque mondiale a approuvé un crédit de 250 millions de dollars pour la première phase d’un programme multiphase annoncé à un milliard de dollars. Ce soutien porte d’abord sur les bases du développement d’Inga 3 : capacités institutionnelles, études et investissements locaux. Le communiqué mentionne les services essentiels, les infrastructures et la formation. Ce financement préparatoire ne doit pas être présenté comme le coût total d’un barrage achevé.

La dimension territoriale apparaît dans les consultations décrites par la Banque mondiale. Des représentants des communautés proches du site ont identifié des priorités concernant l’eau, les routes agricoles, les marchés et les équipements collectifs. Les échanges ont aussi porté sur les effets des précédents aménagements et les attentes à l’égard du futur projet. Cette documentation rappelle que le suivi d’Inga concerne les habitants autant que les capacités de production annoncées.

Pour comprendre les étapes suivantes, plusieurs questions peuvent être suivies séparément : quelles études sont terminées, quels engagements sont financés, quelles responsabilités sont attribuées et quels services sont effectivement accessibles ? Ces repères permettent d’éviter qu’une annonce de recrutement, un accord financier et un chantier soient présentés comme des événements équivalents.

La réunion d’octobre prend son sens dans cette progression. Elle manifeste un travail de préparation et de coordination dont les effets devront être établis par les décisions et réalisations ultérieures. Cette fiche relie l’actualité institutionnelle aux documents du programme tout en conservant les distinctions entre ambition énergétique, préparation technique, développement local et production future. Aucune capacité nouvelle n’est ici présentée comme déjà raccordée au réseau.