
Une audience entre délégations des deux Congo porte sur les préparatifs de la liaison route-rail.
Le 9 octobre 2026, Félix Tshisekedi reçoit une délégation de la République du Congo conduite par Jean-Jacques Bouya pour examiner le projet de pont route-rail entre Kinshasa et Brazzaville. La Présidence en rend compte le 10 octobre. Le ministre congolais des Infrastructures, John Banza Lunda, annonce un calendrier visant le lancement des travaux en juin 2027. Il s’agit d’une échéance annoncée pour un chantier futur, et non d’une date d’ouverture à la circulation.
Une communication du ministère des Transports précise une autre étape de la même journée : la signature d’un protocole d’accord de développement avec Africa50. Elle mentionne la participation des autorités des deux pays et de la direction de la plateforme d’investissement. L’accord et le calendrier sont des éléments de préparation. Ils ne permettent pas, à eux seuls, de conclure que tous les marchés sont attribués ou que le financement de chaque composante est définitivement bouclé.
Le dossier comprend aussi les raccordements terrestres. Un avis de la Banque africaine de développement consacré aux accès décrit une voie entre le carrefour Mulele et le fleuve, avec des aménagements à Maluku et des réservations pour la fibre optique. Ce document porte sur une composante d’accès. Il ne doit pas être confondu avec l’ensemble des travaux du pont ni utilisé comme preuve de leur achèvement.
Cette distinction aide à comprendre la logique d’une liaison transfrontalière. L’ouvrage de franchissement, les voies qui y conduisent et l’organisation de la circulation doivent fonctionner ensemble. Pour un usager, l’utilité se mesure au déplacement complet ; pour une entreprise, elle concerne aussi la continuité d’un trajet de marchandises. Ces observations constituent des critères d’analyse, sans anticiper un gain chiffré encore non établi.
Le suivi du calendrier demande donc plusieurs repères : préparation des accès, attribution des contrats, mobilisation des ressources, travaux et essais avant une éventuelle mise en service. Le passage d’une étape à l’autre doit être documenté. Une date annoncée reste susceptible d’être précisée par les décisions techniques et contractuelles qui suivent.
La rencontre du 9 octobre est conservée comme un jalon de coopération entre les deux capitales. Elle permet de situer l’ambition de connexion dans une chronologie vérifiable, sans confondre accord politique, préparation du projet et résultat opérationnel. Les mises à jour futures pourront indiquer ce qui a été effectivement engagé par rapport à l’objectif de juin 2027, en gardant la date de cette annonce initiale.